Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a proposé la création d’un centre de détention pour prisonniers palestiniens « entouré de crocodiles ».
La chaîne israélienne Channel 13 a rapporté que le chef du parti d’extrême droite Puissance juive (Otzma Yehudit) avait soumis la proposition au service pénitentiaire de l’occupation israélienne, suggérant la construction d’une prison encerclée de crocodiles afin d’empêcher toute évasion de prisonniers palestiniens.
Le centre proposé serait construit près de la zone de Hamat Gader, sur le plateau du Golan syrien occupé, à proximité de la frontière jordanienne.
La zone abrite un parc animalier, d’où des crocodiles seraient transférés pour former une barrière vivante autour de la prison.
Ben-Gvir a soulevé la proposition lors d’une réunion la semaine dernière avec le commissaire en chef du service pénitentiaire israélien, Kobi Yaakobi.
Cette proposition rappelle le tristement célèbre centre de rétention pour migrants, construit au milieu des marécages de Floride, surnommé « l’Alcatraz des alligators » ( « Alligator Alcatraz ») de l’administration Trump, qui a fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses priorités.
Les propos de Ben-Gvir interviennent alors que la Knesset s’apprête à voter, en deuxième et troisième lectures, un projet de loi parrainé par le ministre, prévoyant l’instauration de « la peine de mort pour les ‘terroristes’», texte taillé sur mesure pour s’appliquer aux Palestiniens reconnus coupables d’opération anti- occupation israélienne.
Le texte, adopté en première lecture en novembre, bénéficie d’un large soutien au sein de la coalition d’extrême droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Rappelons que le nombre des détenus dans les geôles de l’occupation israéliennes s’élevait à 11 100 début septembre 2025.
Selon le Club des prisonniers palestiniens et de l’Association Addameer de soutien aux détenus « le nombre total des détenus dans les geôles de l’occupation israélienne dépassait les 11 100 début septembre ».
Ce chiffre « n’inclut pas les détenus incarcérés dans les camps de l’armée d’occupation ».
Parmi les détenus figurent 49 femmes, dont deux originaires de la bande de Gaza, et 400 enfants de moins de 18 ans.






