Le ministre libanais de la Culture, Ghassan Salameh, a mis en garde contre la tentative israélienne d’engager des négociations avec le Liban qui pourraient dépasser la simple démarcation des frontières. Il a appelé l’État libanais à « établir une véritable cellule de travail chargée d’étudier le niveau de négociation ».
S’exprimant lors d’une interview radiophonique, Salameh a estimé que nous sommes « face à une nouvelle étape », avertissant que « l’objectif des négociations recherchées par Israël pourrait dépasser la simple démarcation des frontières terrestres. La partie israélienne pourrait en effet exiger un autre type de négociation, c’est-à-dire que les pourparlers ne soient pas indirects comme par le passé, mais qu’ils se tiennent à un niveau plus élevé concernant l’identité des négociateurs des deux parties ».
Il a souligné que « l’idée d’entamer des négociations nécessite l’étude de scénarios et des intentions de l’autre partie pour pouvoir y répondre ».
Salameh a jugé qu’il incombe à l’État « d’établir une véritable cellule de travail chargée d’étudier le niveau de négociation qu’il accepterait, la méthode de communication (directe ou indirecte), et surtout de définir les objectifs de cette négociation », précisant que « les choses sont toujours en cours de discussion ».
En réponse à une question de savoir si l’option de la négociation était privilégiée à ce stade, il a insisté sur la « nécessité de préserver la paix civile et d’éviter toute agression contre le Liban, par le biais de deux options : soit le désarmement (de la résistance) soit les négociations », notant que « l’initiative présidentielle basée sur la négociation est le résultat de l’insatisfaction de l’étranger quant à l’application du plan de l’armée libanaise concernant l’exclusivité des armes».
Source: Médias



